Conjonctions corrélatives in FrançaisA2
Apprenez les conjonctions corrélatives en français avec ni… ni, soit… soit et autant… autant. Pratiquez dès maintenant !
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Prerequisites
Rôle des corrélatives
Les conjonctions corrélatives fonctionnent par paires fixes. Elles encadrent deux éléments qui se répondent et qui ont la même nature grammaticale: deux noms, deux groupes verbaux, deux propositions, deux adjectifs, ou deux compléments. La structure donne une relation nette entre les deux parties, comme dans une alternative, une addition, une comparaison ou une conséquence. Sans la paire, la phrase perd ce lien précis. Dans la phrase, la corrélative ne relie pas seulement deux mots; elle organise aussi leur rapport logique, comme on le voit avec les liens entre Conjonctions de Coordination et Conjonctions de Subordination.
| Usage | Explanation | Example | |
|---|---|---|---|
| Option exclusive | On emploie soit… soit pour présenter deux possibilités dont une seule sera retenue. | ||
| Répartition claire | On utilise cette tournure quand on veut séparer nettement deux choix sans mélange possible. |
Quelle description correspond le mieux à une conjonction corrélative ?
Soit… soit : l’alternative
Soit… soit présente deux possibilités et choisit l’une ou l’autre. Les deux éléments doivent garder la même fonction grammaticale: soit + nom + soit + nom, ou soit + proposition + soit + proposition. On l’emploie pour un choix exclusif: soit tu prends le train, soit tu prends le bus. La construction apparaît souvent avec des noms, des pronoms ou des verbes au même mode. Dans un ordre plus soutenu, la paire peut encadrer des propositions complètes sans changer la structure de base. Le sens reste celui d’une alternative claire, avec deux options mises sur le même plan.
| Usage | Explanation | Example | |
|---|---|---|---|
| Refus de deux éléments | On emploie ni… ni pour nier deux éléments de manière parallèle dans la phrase. | ||
| Absence totale | Cette tournure sert à dire qu’aucun des deux éléments n’est présent ou accepté. |
Quelle paire sert à présenter un choix exclusif entre deux possibilités ?
Ni… ni : la double négation
Ni… ni nie deux éléments ensemble. Les deux segments gardent la même forme et la même fonction: ni + élément 1 + ni + élément 2. Avec un verbe, la négation encadre la relation et empêche l’ajout d’une seule négation séparée à chaque élément. On dit Je ne veux ni café ni thé. Dans une phrase plus longue, la structure peut relier deux groupes nominaux, deux infinitifs ou deux propositions. La présence de ne dans la phrase renforce la négation globale, surtout dans l’usage soigné: Il n’a ni le temps ni l’envie. Les deux parties doivent rester parallèles, sans changer de catégorie grammaticale.
| Usage | Explanation | Example | |
|---|---|---|---|
| Addition renforcée | On utilise non seulement… mais aussi pour ajouter une seconde idée en la mettant en valeur. | ||
| Effet de surprise | Cette structure permet d’introduire une information plus étonnante que la première. |
Quelle paire convient pour nier deux éléments de manière parallèle ?
Non seulement… mais aussi
Non seulement… mais aussi ajoute un second élément en le mettant en valeur. La première partie annonce une information, puis la seconde en ajoute une autre, souvent plus forte ou plus inattendue. Les deux éléments doivent rester parallèles: nom + nom, adjectif + adjectif, proposition + proposition. Il parle non seulement français, mais aussi espagnol. La seconde partie peut être remplacée par mais encore dans un registre plus soutenu, mais la logique reste la même: une première donnée, puis un ajout. Cette structure est fréquente pour répondre à Conjonctions adversatives quand on veut opposer ou nuancer, mais ici l’idée dominante est l’addition renforcée.
| Usage | Explanation | Example | |
|---|---|---|---|
| Supériorité | On emploie plus… que pour montrer qu’un élément dépasse un autre dans une comparaison. | ||
| Infériorité | On utilise moins… que pour indiquer qu’un élément est en dessous d’un autre. | ||
| Égalité | On emploie aussi… que pour dire que deux éléments ont le même degré. |
Comparatifs corrélatifs
Les comparatifs corrélatifs mettent deux éléments en parallèle avec une comparaison précise. Plus… que marque une supériorité, moins… que une infériorité, et aussi… que une égalité. Le mot de comparaison porte sur l’élément qui le précède: plus grand que, moins cher que, aussi rapide que. Avec un adjectif ou un adverbe, l’accord suit le mot modifié comme d’habitude; avec un nom, on compare des quantités ou des caractéristiques: plus de temps que, moins de fatigue que. Les deux côtés doivent garder une structure comparable pour que la comparaison soit claire. On trouve aussi ces formes dans des propositions plus larges, utiles pour Ordre des mots, quand la comparaison encadre une phrase entière.
| Usage | Explanation | Example | |
|---|---|---|---|
| Intensité avec conséquence | On emploie tellement… que pour montrer qu’une forte intensité produit une conséquence. | ||
| Grande quantité avec conséquence | On utilise tant… que pour exprimer une quantité ou une intensité qui entraîne un résultat. |
Tellement… que, tant… que
Tellement… que et tant… que introduisent une conséquence. La première partie exprime un degré très élevé, puis que annonce le résultat. On dit Il est tellement fatigué qu’il s’endort debout ou Elle a tant travaillé qu’elle a besoin de repos. Tellement accompagne surtout un adjectif, un adverbe ou un verbe dans une tournure expressive; tant s’emploie surtout avec un verbe ou une quantité. La conséquence se place après que dans une proposition qui explique l’effet produit. Cette construction appartient aux enchaînements de Propositions et Subordonnées, car la seconde partie dépend de la première.
Ordre et accord
Dans une paire corrélative, les deux parties gardent leur ordre fixe. On ne déplace pas librement les éléments sans casser le schéma: soit… soit, ni… ni, non seulement… mais aussi, plus… que, tellement… que. Les mots qui encadrent la structure restent identiques et se répètent à la même place. Quand l’un des éléments modifie un nom, un adjectif ou un adverbe, l’accord suit la règle ordinaire de ce mot, pas la corrélative elle-même. La difficulté vient surtout du parallélisme: il faut deux éléments de même nature grammaticale et, quand la phrase est longue, la même construction des deux côtés. Ni ne doit pas être isolé sans second membre, et que doit introduire la conséquence ou le terme comparé après la première partie.
Take the Quiz!
Tu peux maintenant utiliser les corrélatives
Tu sais reconnaître et employer les principales conjonctions corrélatives en français. Tu peux exprimer une alternative, une double négation, une addition renforcée, une comparaison et une conséquence avec une structure parallèle. Tu sais aussi respecter l’ordre fixe des deux parties et garder le même type grammatical de chaque côté.