Conjonctions de subordination
Module sur les conjonctions de subordination en français. Apprenez à relier correctement les propositions pour enrichir vos phrases. Ce module couvre les principales conjonctions et leur usage.
Définition
Une conjonction de subordination introduit une proposition subordonnée et la relie à une proposition principale. Elle impose souvent un ordre des mots et peut influencer le temps du verbe dans la subordonnée. En français, la subordonnée dépend grammaticalement de la principale. La subordonnée complète un élément de la phrase ou apporte une information supplémentaire.
que
« que » introduit une subordonnée complétive et relie souvent un verbe, un adjectif ou un nom à son complément. Elle est très fréquente et sert de base à de nombreuses constructions. Le choix du mode dans la subordonnée dépend du verbe ou de l’expression de la principale. « Que » peut aussi apparaître dans des tournures causales ou consécutives.
Règle | Exemple |
|---|---|
Une complétive complète un verbe, un adjectif ou un nom. | |
Le subjonctif s’emploie après des verbes de doute, de volonté ou d’émotion. | |
La négation dans la principale peut déclencher le subjonctif. |
si
« Si » introduit une subordonnée conditionnelle et exprime une hypothèse ou une condition. En français, la séquence des temps est contrainte dans les phrases conditionnelles. « Si » peut aussi introduire une interrogation indirecte, mais sans inversion du sujet. On n’utilise pas « si » avec le futur dans la subordonnée conditionnelle quand on parle d’une condition réelle.
Règle | Exemple |
|---|---|
Une condition réelle s’exprime avec présent dans la subordonnée et futur dans la principale. | |
Une condition potentielle s’exprime avec imparfait dans la subordonnée et conditionnel dans la principale. | |
Une condition irréelle du passé s’exprime avec plus-que-parfait et conditionnel passé. | |
Dans une interrogation indirecte, « si » introduit une alternative. |
quand
« Quand » introduit une subordonnée temporelle qui situe un fait dans le temps. Elle relie deux événements en précisant leur simultanéité ou leur succession. Le choix des temps dépend de la relation temporelle voulue. « Quand » peut s’employer avec le présent, le futur, l’imparfait ou le passé composé selon le contexte.
Règle | Exemple |
|---|---|
« Quand » exprime une répétition avec le présent ou l’imparfait. | |
« Quand » peut relier un fait accompli à un autre dans le passé. | |
Avec le futur dans la principale, on met généralement le futur ou le présent dans la subordonnée selon le sens. |
lorsque
« Lorsque » introduit aussi une subordonnée temporelle et est souvent interchangeable avec « quand » dans des contextes formels ou écrits. Il met l’accent sur le moment précis où un événement se produit. On le trouve fréquemment dans la narration ou l’exposition. Le fonctionnement des temps reste similaire à celui de « quand ».
Règle | Exemple |
|---|---|
« Lorsque » souligne un point précis dans le temps dans un récit. | |
« Lorsque » s’emploie facilement avec des temps du passé pour marquer la simultanéité. |
parce que
« Parce que » introduit une subordonnée causale qui explique la raison d’un fait. Elle répond à la question « pourquoi » et se place souvent après la principale. La subordonnée peut venir avant ou après selon l’intonation et le focus. « Parce que » se distingue de « car », qui est plus explicatif et moins subordonnant.
Règle | Exemple |
|---|---|
« Parce que » introduit la cause d’un fait énoncé dans la principale. | |
La cause peut précéder la conséquence pour insister sur la raison. |
puisque
« Puisque » introduit une subordonnée causale fondée sur une information supposée connue ou évidente. Il justifie une affirmation en s’appuyant sur un fait admis par le locuteur et l’interlocuteur. « Puisque » est fréquent dans l’argumentation et l’explication. Il ne se substitue pas toujours à « parce que », car il implique une présupposition.
Règle | Exemple |
|---|---|
« Puisque » présente la cause comme déjà connue ou incontestable. | |
« Puisque » justifie un refus ou une décision sur la base d’un fait partagé. |
comme
« Comme » introduit une subordonnée causale ou comparative, mais en causale, elle se place généralement en tête de phrase. En causale, « comme » met en avant la cause plutôt que la conséquence. En comparative, « comme » sert à établir une égalité ou une ressemblance. Le sens se détermine par le contexte de la phrase.
Règle | Exemple |
|---|---|
En causale, « comme » se place normalement avant la principale. | |
En comparative, « comme » introduit le second terme de la comparaison. |
pour que
« Pour que » introduit une subordonnée de but et demande le subjonctif. Elle exprime l’objectif ou l’intention poursuivie par le sujet de la principale. La subordonnée indique ce que l’on veut rendre possible ou faire arriver. On l’oppose à « afin de » + infinitif, qui ne prend pas « que ».
Règle | Exemple |
|---|---|
« Pour que » exprime le but et introduit le subjonctif. | |
Le sujet de la subordonnée peut être différent de celui de la principale. |
avant que
« Avant que » introduit une subordonnée temporelle de précédent et prend normalement le subjonctif. Elle exprime qu’un fait doit se produire ou être achevé avant un autre. En français, on utilise souvent « avant de » + infinitif quand le sujet est le même. Le choix entre « avant que » et « avant de » dépend de la structure de la phrase.
Règle | Exemple |
|---|---|
« Avant que » exprime l’antériorité et demande le subjonctif. | |
« Avant de » s’emploie avec l’infinitif quand le sujet est identique. |
bien que
« Bien que » introduit une subordonnée de concession et impose le subjonctif. Elle exprime un fait admis qui ne suffit pas à empêcher ce qui est dit dans la principale. La concession met en tension deux éléments : une réalité et un résultat inattendu. « Quoique » peut aussi marquer la concession, mais s’emploie différemment dans certains contextes écrits.
Règle | Exemple |
|---|---|
« Bien que » marque la concession et demande le subjonctif. | |
La principale exprime le résultat ou la continuation malgré la subordonnée. |