Imparfait [in] FrançaisA2
Ce module explique que l’imparfait sert à parler du passé sans montrer le début ni la fin : il décrit un décor, un état, une habitude, une action déjà en cours ou l’arrière-plan d’un récit. Il montre aussi la différence essentielle avec le passé composé, qui présente un événement précis, terminé et ponctuel. Pour former l’imparfait, on prend en général la base de nous au présent et on ajoute les terminaisons -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Les verbes en -er suivent ce modèle, la plupart des verbes réguliers en -ir et en -re aussi, tandis que être, avoir, faire et aller ont des formes particulières. Le module présente aussi des verbes courants comme dire qui changent de radical. Enfin, il montre que l’imparfait peut servir à adoucir une demande ou une affirmation à l’oral.
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Prerequisites
Valeurs de l’imparfait
Exprimer une scène passée comme un décor, une répétition ou une action en train de se dérouler.
L’imparfait présente un fait passé sans en montrer le début ni la fin. Il sert à installer une description, une habitude, une action déjà en cours, ou un cadre dans lequel autre chose arrive. On l’emploie quand le regard se pose sur une situation passée comme sur une scène déjà ouverte. Dans un récit, il donne le décor pendant que le passé composé fait avancer les événements. Pour les valeurs générales du système verbal, le lien avec Temps verbaux aide à situer ce temps dans l’ensemble.
Quel emploi correspond à une scène passée qui sert de fond pendant qu’un autre fait avance ?
Décrire un décor passé
Décrire un lieu, une ambiance ou un état au passé.
Pour parler d’un lieu ou d’une ambiance au passé, l’imparfait sert à décrire ce qui était là. Les murs étaient blancs, la rue était calme, le café sentait le pain chaud, la lumière tombait sur la table. Il convient aussi pour un état physique ou mental : il faisait froid, j’étais fatigué, elle semblait préoccupée. Le verbe + complément donne ici une image stable, sans idée de changement soudain. Avec un nom de lieu, de météo ou d’état, l’imparfait installe le cadre avant l’action principale.
| Usage | Explanation | Example | |
|---|---|---|---|
| Décor | On utilise l’imparfait pour peindre un lieu ou une ambiance dans le passé. | ||
| État | On utilise l’imparfait pour parler d’un état qui durait dans le passé. | ||
| Situation | On utilise l’imparfait pour présenter la situation générale d’un moment passé. |
Dans la serre, l’air devenait bleu à cause des lampes aux tomates.
Dans la serre, l’air (devenir, imparfait, 3e personne du singulier) bleu à cause des lampes aux tomates.
Habitudes et répétitions
Dire une routine passée ou une action répétée.
L’imparfait exprime ce qui se faisait régulièrement dans le passé. Il accompagne souvent des repères comme tous les jours, souvent, d’habitude, quand j’étais enfant. On dit : tous les étés, nous allions à la mer ; le soir, il lisait avant de dormir ; à cette époque, je prenais le bus. La forme ne décrit pas un événement unique, mais une pratique répétée ou normale. Pour des actions ponctuelles et terminées, le passé composé est le choix habituel.
| Usage | Explanation | Example | |
|---|---|---|---|
| Habitude régulière | On utilise l’imparfait pour dire ce qui se faisait souvent dans le passé. | ||
| Répétition | On utilise l’imparfait pour exprimer une action qui revenait plusieurs fois dans le passé. | ||
| Comportement habituel | On utilise l’imparfait pour décrire une manière de faire normale à cette époque. |
Quel temps convient pour dire qu’un enfant allait au marché chaque dimanche ?
Action en cours et arrière-plan
Dire ce qui se passait au moment où autre chose est arrivé.
Quand une action était déjà en train de se dérouler, l’imparfait la présente comme un mouvement sans limite visible. Dans la phrase Je lisais quand le téléphone a sonné, lisais montre l’action déjà commencée, et a sonné marque l’événement qui l’interrompt. L’imparfait sert aussi à encadrer plusieurs faits dans une même scène : il pleuvait, les gens couraient, la musique jouait. Dans un récit, il place le décor vivant pendant qu’un autre temps signale l’événement précis. Cette opposition avec le passé composé est la clé de lecture la plus fréquente.
| Usage | Explanation | Example | |
|---|---|---|---|
| Action en cours | On utilise l’imparfait pour montrer qu’une action était déjà en train de se dérouler. | ||
| Arrière plan | On utilise l’imparfait pour poser le décor pendant qu’un autre événement passé arrive. | ||
| Interruption | On utilise l’imparfait pour l’action qui continue, puis un événement précis la coupe. |
Former l’imparfait en -er
Conjuguer correctement un verbe régulier en -er à l’imparfait.
Pour les verbes en -er, on part du radical de nous au présent. On prend nous parlons, on enlève -ons, puis on ajoute les terminaisons de l’imparfait. Le modèle est -ais à la première personne du singulier, -ais à la deuxième, -ait à la troisième, -ions à la première personne du pluriel, -iez à la deuxième, -aient à la troisième. Ainsi : je parlais, tu parlais, il parlait, nous parlions, vous parliez, ils parlaient. Le même procédé vaut pour chanter, aimer, regarder et tous les verbes réguliers en -er.
| Subject | Infinitive | Conjugation | Example | |
|---|---|---|---|---|
je | danser | dansais | ||
tu | manger | mangeais | ||
il ou elle | rêver | rêvait | ||
nous | chanter | chantions | ||
vous | porter | portiez | ||
ils ou elles | adorer | adoraient |
Former l’imparfait en -ir et autres réguliers
Former l’imparfait de nombreux verbes réguliers en -ir et en -re.
La plupart des verbes réguliers en -ir forment l’imparfait de la même manière : on prend la forme nous au présent, on garde le radical, puis on ajoute -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Avec finir, on part de nous finissons et on obtient je finissais, tu finissais, il finissait, nous finissions, vous finissiez, ils finissaient. Avec vendre, on part de nous vendons et on dit je vendais, tu vendais, il vendait, nous vendions, vous vendiez, ils vendaient. Le point commun est toujours la base tirée de nous au présent, puis les mêmes terminaisons pour toutes les personnes.
| Verb | Subject | Infinitive | Conjugation | Example | |
|---|---|---|---|---|---|
je | finir | finissais | |||
nous | réussir | réussissions | |||
vous | vendre | vendiez | |||
ils ou elles | prendre | prenaient | |||
tu | offrir | offrais | |||
il ou elle | servir | servait |
Être, avoir, faire, aller
Employer correctement ces quatre verbes très fréquents à l’imparfait.
Quatre verbes très fréquents ont des formes particulières à l’imparfait. Être donne j’étais, tu étais, il était, nous étions, vous étiez, ils étaient. Avoir donne j’avais, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez, ils avaient. Faire donne je faisais, tu faisais, il faisait, nous faisions, vous faisiez, ils faisaient. Aller donne j’allais, tu allais, il allait, nous allions, vous alliez, ils allaient. Ces verbes gardent les terminaisons régulières de l’imparfait, mais leur radical change de façon fixe.
| Verb | Subject | Infinitive | Conjugation | Example | |
|---|---|---|---|---|---|
je | être | étais | |||
nous | avoir | avions | |||
vous | faire | faisiez | |||
ils ou elles | aller | allaient |
Dire et autres radicaux courants
Reconnaître et utiliser les verbes à radical particulier à l’imparfait.
Certains verbes très courants gardent les terminaisons normales, mais modifient leur radical à l’imparfait. Dire devient je disais, tu disais, il disait, nous disions, vous disiez, ils disaient. Le groupe de lire, écrire, conduire, apparaître suit le même principe de changement de base avant les terminaisons. On reconnaît ces formes parce que la fin reste celle de l’imparfait, alors que le début ne ressemble pas toujours au présent. Le modèle visible dans je disais aide à repérer les verbes qui changent de radical mais se conjuguent comme les réguliers.
| Verb | Subject | Infinitive | Conjugation | Example | |
|---|---|---|---|---|---|
je | dire | disais | |||
nous | écrire | écrivions | |||
vous | lire | lisiez | |||
ils ou elles | venir | venaient | |||
il ou elle | voir | voyait |
Imparfait ou passé composé
Choisir le bon temps pour raconter un récit au passé.
L’imparfait décrit le cadre, la durée, l’habitude ou l’action en cours. Le passé composé présente un événement précis, terminé, qui fait avancer le récit. Quand j’étais petit, je jouais dans ce parc utilise l’imparfait pour la situation répétée et le cadre temporel. Hier, j’ai joué dans ce parc présente un fait unique et achevé. Dans la même scène, les deux temps peuvent apparaître ensemble : Je lisais quand Marie est entrée. L’imparfait donne le fond continu ; le passé composé signale l’action ponctuelle qui coupe ou modifie ce fond.
| Example | Pattern | |
|---|---|---|
| On choisit l’imparfait pour une action qui dure ou qui sert de décor dans le passé. | ||
| On choisit le passé composé pour un événement précis et terminé. | ||
| On peut utiliser l’imparfait pour une habitude du passé. | ||
| On peut utiliser le passé composé pour une action unique dans le récit. |
Politesse et atténuation
Formuler une demande ou une remarque de façon plus polie et moins directe.
À l’oral, l’imparfait adoucit une demande, une question ou une remarque. Je voulais vous demander quelque chose sonne moins direct que je veux vous demander quelque chose. Je pensais que vous aviez raison atténue l’affirmation. On l’emploie aussi pour formuler une intention avec distance, comme Je venais vous voir ou Je voulais savoir. Cette valeur crée une forme de réserve et de politesse, surtout dans les échanges quotidiens.
Take the Quiz!
Tu peux maintenant utiliser l’imparfait
Tu sais maintenant employer l’imparfait pour décrire un décor passé, parler d’habitudes, montrer une action en cours et poser l’arrière-plan d’un récit. Tu sais aussi former l’imparfait des verbes réguliers et reconnaître les formes particulières de être, avoir, faire, aller et de certains verbes à radical changé. Enfin, tu peux l’opposer au passé composé et l’utiliser pour adoucir une demande.