Discours indirect
Module sur le discours indirect en français : règles, passages du discours direct au discours indirect, et exercices pratiques.
Principe
Le discours indirect rapporte des paroles ou des pensées sans les guillemets et sans la ponctuation d’interrogation ou d’exclamation du discours direct. Il s’introduit généralement par une subordonnée, souvent avec « que » ou « si ». Le verbe introducteur (dire, penser, demander) contrôle le temps et la structure de la subordonnée. Les changements obligatoires concernent les pronoms, les temps verbaux et parfois les repères de temps et de lieu.
Introducteurs
Au discours indirect, certains verbes introduisent typiquement une subordonnée avec « que » pour un énoncé et « si » pour une question fermée. Une question ouverte se transforme en subordonnée introduite par le mot interrogatif correspondant, sans inversion du sujet. L’infinitif peut remplacer une subordonnée quand le sujet est le même que celui du verbe introducteur. Le choix de l’introducteur oriente aussi le sens : « dire » transmet une information, « demander » exprime une requête ou une question.
Word/Phrase | Definition |
|---|---|
dire | |
demander | |
penser | |
vouloir |
Chang. Temps
Quand le verbe introducteur est au passé, le temps du verbe dans la subordonnée se décale selon des correspondances fixes. Présent devient imparfait, passé composé devient plus-que-parfait, futur devient conditionnel présent, et impératif devient de « + infinitif » ou « que » + subjonctif. Si le contenu reste valide au moment de la parole, le décallage peut être maintenu ou non selon l’intention, mais la règle scolaire applique le changement.
Rule |
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Chang. Pronoms
Au discours indirect, les pronoms personnels et possessifs s’ajustent en fonction du nouveau narrateur et des nouvelles références. « Je » devient généralement « il » ou « elle », mais le choix dépend de qui rapporte et de qui est concerné dans la scène. « Tu » devient « il » ou « elle » si on parle d’une tierce personne, ou peut rester « tu » si l’interlocuteur reste le même dans un dialogue rapporté. Les possessifs changent parallèlement aux sujets (« mon » vers « son »).
Rule |
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Repères
Les repères de temps et de lieu se modifient souvent pour conserver le sens dans le nouveau cadre énonciatif. « Aujourd’hui » devient typiquement « ce jour-là », « demain » devient « le lendemain », « hier » devient « la veille », « ici » devient « là » ou « cet endroit ». Ces substitutions ne sont pas optionnelles si le cadre temporel ou spatial a changé entre l’énoncé original et le rapport. Le choix exact dépend du contexte narratif.
Word/Phrase | Definition |
|---|---|
aujourd’hui | |
demain | |
hier | |
ici | |
ce matin |
Questions
Une question fermée se transforme avec « si » sans inversion ni point d’interrogation. Une question ouverte garde le mot interrogatif (« où », « quand », « pourquoi », « comment », « combien », « qui ») et se construit comme une affirmation, sans inversion du sujet. Les changements de temps et de pronoms s’appliquent comme pour une phrase déclarative. Les éléments interrogatifs ne se doublent pas (« il a demandé où » et non « il a demandé où est-ce que »).
Rule |
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Impératif
L’impératif au discours direct se transforme généralement en « de » + infinitif au discours indirect. Avec certains verbes comme « ordonner » ou « demander », on peut aussi utiliser « que » + subjonctif pour exprimer un ordre ou un souhait. Le choix dépend du verbe introducteur et du registre, mais la structure évite de conserver l’impératif lui-même. Les ajustements de pronoms et de repères restent nécessaires dans la formulation résultante.
Word/Phrase | Definition |
|---|---|
de + infinitif | |
que + subjonctif | |
demander de |
Résumé
Le discours indirect repose sur trois transformations principales : le choix de la subordonnée (avec « que », « si » ou un mot interrogatif), le déplacement des temps quand l’introducteur est au passé, et l’ajustement des pronoms et des repères de temps et de lieu. La maîtrise passe par l’application systématique de ces règles selon le contexte énonciatif. Les exceptions apparentes relèvent le plus souvent d’un maintien intentionnel du cadre, pas d’une suspension des règles.