Impersonnelles et tournures passives
Module sur la grammaire française : impersonnelles et tournures passives. Apprenez à former et utiliser ces structures pour enrichir votre expression écrite et orale.
Vue d’ensemble
Les phrases impersonnelles et la voix passive sont deux structures qui organisent l’information sans mettre un agent humain au premier plan. L’impersonnel utilise « il » comme sujet grammatical neutre, tandis que la passive met le complément d’objet au centre et relègue l’agent, souvent introduit par « par » ou omis. Ces choix changent le focus de la phrase sans changer nécessairement le fait exprimé.
Impersonnel « il »
En français, « il » impersonnel sert de sujet grammatical obligatoire dans des constructions où aucun être ou objet précis n’est désigné. On le trouve avec la météo, l’heure, la distance et certains verbes ou expressions. L’accord du verbe reste au singulier parce que « il » ne remplace pas un nom mais fonctionne comme support de la phrase.
Règle |
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Domaines courants
Les tournures impersonnelles apparaissent de façon stable dans quatre domaines principaux : la météo, le temps qui passe, les mesures et l’opinion ou la nécessité avec des constructions comme « il est » suivi d’un adjectif ou d’un nom. Chaque domaine sélectionne des verbes ou des structures typiques, souvent apprises comme blocs.
Word/Phrase | Definition |
|---|---|
Il fait | |
Il est tard | |
Il reste | |
Il s’agit de | |
Il est possible |
Schéma de la passive
La voix passive se forme avec un auxiliaire (« être ») et le participe passé du verbe principal. Le sujet de la phrase passive correspond au complément d’objet direct de la phrase active. Le participe passé s’accorde alors avec ce nouveau sujet, selon les règles habituelles d’accord avec « être ». L’agent peut être ajouté avec « par » si on veut le préciser.
Règle |
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Formation : « être »
À la voix passive, « être » se conjugue au temps voulu et porte les marques de personne et de nombre. Le participe passé reste invariable quand il suit un sujet neutre ou impersonnel, mais à la passive ordinaire, il s’accorde avec le sujet grammatical de la phrase. La maîtrise de la passive passe par la sélection du temps verbal approprié et l’accord du participe.
Subject | Form |
|---|---|
je | |
tu | |
il elle on | |
nous | |
vous | |
ils elles |
Accord du participe
À la passive, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet, comme avec « être » en temps composé. Si le sujet est féminin, on ajoute « e » ; si le sujet est pluriel, on ajoute « s » ; si les deux, « es ». Cet accord est grammatical, même si l’agent est mentionné ou non.
Règle |
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Agent et omission
Dans une phrase passive, l’agent désigne celui qui fait l’action et s’introduit généralement par « par ». On peut aussi omettre l’agent si l’identification n’est pas importante ou si l’information est connue ou générale. L’omission de l’agent rend la phrase plus centrée sur le résultat ou l’état que sur l’auteur de l’action.
Règle |
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Passive et « se »
Le français utilise aussi la construction « se » + verbe pour exprimer une valeur proche de la passive, appelée passive réflexive ou « se passif ». Cette tournure présente l’action comme se déroulant de façon générale, souvent sans agent explicite. Elle est fréquente quand on parle de règles, de comportements ou de faits habituels.
Word/Phrase | Definition |
|---|---|
se vendre | |
se dire | |
se construire |
Choix de structure
On choisit l’impersonnel quand il n’y a pas de sujet concret ou quand on veut généraliser sans agent. On choisit la passive quand on veut mettre en avant le résultat, l’objet de l’action ou quand le sujet de l’active serait lourd ou inconnu. La construction avec « se » sert à généraliser l’action tout en restant fluide, surtout à l’écrit informatif et dans les descriptions.
Règle |
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Synthèse
Les impersonnelles avec « il » structurent le discours sans sujet concret et restent au singulier. La voix passive se forme avec « être » et participe passé, avec accord du participe avec le sujet. L’agent à la passive peut être introduit par « par » ou laissé sous-entendu, selon le focus recherché. La construction « se » offre une alternative pour exprimer une valeur de passive dans les énoncés généraux.